Victorin LUREL
Le Blog du vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale

18 mars 2012

Suppression du mot « race » dans la Constitution : les outrances du candidat SARKOZY

Filed under: Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 10 h 30 min


Victorin LUREL, responsable du pôle outre-mer dans l’équipe de campagne de François HOLLANDE, se dit choqué par les attaques outrancières répétées de Nicolas SARKOZY en réaction à la proposition de François HOLLANDE de supprimer le mot « race » de l’article 1er de la Constitution de 1958.

Comme à son habitude, le président sortant présente de façon caricaturale une proposition de François HOLLANDE pour pouvoir la critiquer en maniant tour à tour une ironie franchement déplacée et un argumentaire éminemment contestable qui présente des similitudes troublantes avec celui du Front National.

En effet, contrairement à ce qu’affirme Nicolas SARKOZY, dans une candeur feinte tout simplement consternante, la suppression du mot « race » de la Constitution n’a jamais eu pour objectif de supprimer le racisme, mais elle porte l’ambition de supprimer du texte fondateur de notre République un terme qui ne s’applique pas à l’espèce humaine, comme l’ont démontré tous les travaux scientifiques.

Il s’agit donc de combattre le racisme en lui ôtant toute la légitimité qu’il pourrait puiser dans la loi fondamentale, car lorsque la Constitution interdit d’établir une distinction selon « la race », elle légitime paradoxalement et implicitement l’opinion selon laquelle il existerait des « races distinctes ». Cette opinion – qui est un délit dans notre droit positif – a toujours servi de support aux discours qui préludent à l’extermination des peuples.

En prônant le maintien du mot « race » dans un texte aussi important que notre Constitution, comment dès lors expliquer aux jeunes générations que les races n’existent pas ? Nicolas SARKOZY se garde bien de répondre à cette question depuis qu’il a choisi de faire de ce sujet une polémique indigne, alors qu’il aurait pu faire l’objet d’un consensus qui aurait grandi notre République.

En qualifiant « d’absurde » la proposition de François HOLLANDE, soit exactement le même terme et le même argumentaire que Marine LE PEN, Nicolas SARKOZY persiste hélas à s’inscrire dans le droit et triste fil qui conduit de « la loi de la honte » qu’il défendait en 2005 pour reconnaître le rôle positif de la colonisation, aux inégalités de civilisation inventées par Claude GUEANT, en passant par le discours de Dakar selon lequel« l’homme africain n’est pas encore rentré dans l’Histoire ».

L’outrance dont fait preuve Nicolas SARKOZY depuis son entrée en campagne démontre en tout cas qu’il a choisi de supprimer le mot « modération » de tous ses discours.

10 mars 2012

La suppression du mort « race » de la Constitution, un long combat

Filed under: Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 14 h 34 min


Victorin LUREL, député et président de la Région Guadeloupe, salue l’engagement du candidat socialiste à la présidence de la République, François HOLLANDE, de demander au Parlement, s’il est élu, la suppression du mot « race » de la Constitution.

Pour Victorin LUREL, cet engagement de François HOLLANDE peut être l’aboutissement d’un long combat entamé en 2002, lors de son premier mandat de député.

Le député de la Guadeloupe fait part de sa fierté et de son émotion après cette annonce qui reprend une proposition de loi qu’il avait déposé le 15 novembre 2004 à l’Assemblée nationale au nom du groupe socialiste et qui a été repoussée par la majorité.

Dans son exposé des motifs, cette proposition de loi rappelle que « le mot « race » a toujours servi de support au discours qui prélude à l’extermination des peuples ».

Elle indique que « lorsque la Constitution interdit à la loi d’établir une distinction selon « la race », elle légitime paradoxalement et donc en creux l’opinion selon laquelle il existe des « races distinctes ».

Lire la note Terra Nova sur le sujet.

29 février 2012

François HOLLANDE s’engage en faveur d’une loi d’orientation et de modernisation de l’agriculture des outre-mers

Filed under: Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 19 h 57 min


Lors de sa visite sur les stands des outre-mers du Salon de l’agriculture, mardi, François HOLLANDE s’est engagé en faveur d’une loi d’orientation et de modernisation de l’agriculture des outre-mers.

Victorin LUREL, député et président de la Région Guadeloupe, responsable du pôle « outre-mer » de la campagne de François HOLLANDE, fait part de sa satisfaction après cet engagement fort qui doit venir combler un manque durement ressenti par les agriculteurs et les éleveurs ultramarins.

Lors de son intervention devant les professionnels de tous les outre-mers, François HOLLANDE a utilement rappelé que l’agriculture et l’élevage contribuent fortement à la création de valeur ajoutée et d’emplois et participent, en réduisant les importations, à la mise en œuvre d’un développement durable.

Au moment où la lutte contre la vie chère est un enjeu brûlant dans tous les outre-mers, François HOLLANDE a rappelé que l’agriculture a un rôle central à jouer pour raccourcir les circuits de distribution afin de réduire les prix pour les consommateurs.

François HOLLANDE a indiqué que le contenu de la loi d’orientation et de modernisation agricole sera décidé en concertation étroite avec les professionnels ultramarins.

Elle devra notamment traiter :
– de la promotion du développement social dans les territoires ruraux des outre-mers ;
– de la mise en œuvre d’une véritable politique du foncier agricole ;
– de la mise en place d’un dispositif assuranciel agricole dans les outre-mers en convergence avec le dispositif appliqué dans l’Hexagone ;
– du soutien à toutes les agricultures des outre-mers en mobilisant les acteurs de la recherche, de la formation et du développement ;
– de l’enrichissement des modèles agricoles existant en inventant, avec tous les partenaires de la recherche, de la formation et du développement, un modèle viable en faveur des cultures qui répondent le plus directement aux besoins locaux ;
– de la procédure d’accompagnement vers et après l’installation en agriculture ;
– de la réglementation en matière d’aquaculture ;
– de la coopération régionale avec les pays tiers ;
– du préfinancement de l’agriculture ;
– de l’appui au développement de l’agriculture par les collectivités territoriales…

Hausse des carburants en Guadeloupe : le mode de fixation des prix démontre une nouvelle fois son caractère injuste, opaque et illisible

Filed under: Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 19 h 39 min


Le président de la Région Guadeloupe, Victorin LUREL, réitère sa demande de révision du mode de fixation du prix des carburants en Guadeloupe, après la nouvelle hausse annoncée mardi qui porte le prix du super sans plomb à un niveau record à compter de ce jeudi à minuit.

« Une nouvelle fois, le système défendu obstinément par le gouvernement démontre son caractère opaque, injuste et, surtout, incompréhensible, estime Victorin LUREL. En témoignent les évolutions distinctes des prix du sans plomb, du gazole et de la bouteille de gaz, que les communiqués de la préfecture peinent à expliquer de façon crédible. En témoigne aussi l’inexplicable différence entre la Martinique, où le sans plomb augmente de 4 centimes, et la Guadeloupe, où l’augmentation est de 5 centimes ».

Victorin LUREL déplore que le gouvernement se refuse à envisager d’autres pistes telles qu’un blocage temporaire des prix dans l’immédiat et, à plus long terme une séparation stricte entre les activités de stockage, de raffinage et de distribution, comme le proposait le rapport de la mission parlementaire conduite par Patrick OLLIER.

« Les automobilistes et, au-delà, l’économie de la Guadeloupe payent hélas le prix du renoncement du gouvernement à toucher aux marges somptuaires du monopole pétrolier », déplore enfin le président de la Région Guadeloupe.

27 février 2012

Violences sur le stand de La Réunion au Salon de l’agriculture

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 17 h 15 min

J’apprends que des violences sont intervenues ce lundi sur le stand de la Réunion du Salon de l’agriculture.

J’adresse toute ma sympathie aux Réunionnaises et aux Réunionnais qui, semble-t-il, ont été victimes d’une agression particulièrement lâche.

Je condamne avec force ces actes que certains témoins ont qualifiés de « déchaînement de violence » et je demande aux autorités de faire toute la lumière sur les faits.

Ce mardi, je prendrai le temps de me rendre, en compagnie de François HOLLANDE, sur le stand de La Réunion pour écouter leur récit et leur témoigner toute notre solidarité.

26 février 2012

Quelques éléments d’analyse après les premières mesures annoncées à La Réunion

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 12 h 20 min

Mes chers amis,

Je suis très attentif à ce qui se passe à La Réunion ces derniers jours. J’ai évidemment pris connaissance des conclusions publiées par la presse de la rencontre qui s’est tenue vendredi à Saint-Denis, à la Préfecture. J’attends d’en connaître précisément les détails, mais je constate d’ores et déjà que la totalité des efforts ont été consentis par les collectivités locales réunionnaises, que ce soit pour la baisse du prix des carburants pendant 10 mois – 24 millions d’euros pour, dit-on, la Région, le Département et les communes – ou pour le blocage et la baisse de certains prix de première nécessité – 23 millions d’euros pour le Conseil général – ou encore pour la mise en place d’un tarif social pour l’électricité, que devra financer ce même conseil général.

L’accueil de ces mesures est pour le moment qualifié de « mitigé », selon les médias. Sans doute les Réunionnais comprennent-ils fort bien que ce sont leurs collectivités qui consentent d’importants efforts, c’est-à-dire eux-mêmes en tant que contribuables. Ils comprennent tout aussi bien que l’Etat n’a de son côté pris aucun engagement d’intervenir de façon significative pour changer, par exemple, le mode de fixation des prix du carburant. Pour être clair : les marges indécentes des monopoles pétroliers demeurent une fois de plus soigneusement préservées, tout comme celles des oligopoles de l’import-distribution.

Si j’osais la comparaison, ce qui a été décidé à La Réunion en matière de prix du carburant, c’est comme si face à la grogne des Français de l’Hexagone contre les prix élevés de l’essence à la pompe, le gouvernement avait annoncé en pleine crise des finances publiques que l’Etat renonce à une partie de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, anciennement TIPP) ou à une part de la TVA perçue sur le prix dans l’Hexagone.

Le ferait-il ? L’a-t-il même seulement envisagé ? Evidemment non, alors que la part des taxes prélevées par l’Etat dans l’Hexagone peut atteindre jusqu’à 80% du prix au litre de super sans plomb. Elle n’est, pour ne prendre qu’un exemple, que de 36% du prix au litre en Guadeloupe aujourd’hui au profit de l’ensemble des collectivités locales (région, département, communes).

Je n’ignore donc pas que la décision de supprimer pendant 10 mois l’octroi de mer sur les carburants prise par le président UMP du Conseil régional de la Réunion, mon collègue Didier ROBERT, entraînera forcément une pression sur les présidents LETCHIMY, ALEXANDRE et sur moi-même pour que nous procédions à l’identique. C’est même déjà un argument qu’utilise régulièrement, en Guadeloupe, la ministre chargée de l’Outre-mer qui nous dit en somme « faites ce que le gouvernement dit, mais ne faites surtout pas ce qu’il fait ».

Je tiens cependant à rappeler que les collectivités de Guadeloupe (région, département et communes) ont déjà eu à s’impliquer financièrement, et de façon très forte, dans le règlement de la crise sociale de 2009. Entre le financement de notre part des 200€ de l’accord BINO sur les salaires, la prime de 100€ pour les foyers les plus démunis, la baisse de l’octroi de mer régional sur l’eau potable, l’augmentation des bourses aux étudiants ou encore la prise en charge d’une part de leur complémentaire santé, c’est plus de 30 millions d’euros que la Région Guadeloupe avait débloqués pour sortir de la crise. A cela il faudrait rajouter les 100 millions d’euros que nous avions contractés pour relancer l’activité. Et je dois rappeler que sur la seule année 2010, les collectivités guadeloupéennes ont abandonné 6 millions d’euros de recettes fiscales en baissant les taux d’octroi de mer sur des centaines de familles de produits correspondants à des milliers d’articles de première nécessité. Et nous savons bien que faute d’avoir diligenté des enquêtes sérieuses sur les prix, ce qui est pourtant de sa compétence, le gouvernement a laissé les marges des commerçants absorber les baisses d’octroi de mer que nous avions consenties.

Faute d’agir sur le mécanisme même de fixation des prix comme nous le préconisons, il est à craindre que les mesures annoncées à La Réunion soient bien insuffisantes pour améliorer durablement la situation. Elles me paraissent plutôt de nature à affaiblir encore davantage les finances des collectivités locales qui sont pourtant, aujourd’hui, le premier guichet des urgences sociales outre-mer. Urgences sociales nourries par la politique d’un gouvernement dont la ministre de l’Outre-mer a cependant le culot monstre d’affirmer que « jamais on aura autant fait que ce quinquennat pour l’Outre-mer ».

Je termine mon propos en publiant, pour votre parfaite information, les taux pratiqués par les régions Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion en matière de taxe spéciale de consommation sur les carburants (TSC). Le taux en est fixé par les régions mais cette TSC vient alimenter à la fois les budgets du Conseil régional, du Conseil général et des communes.

Et vous noterez, au passage, que la Guadeloupe se distingue plutôt par sa modération en terme de fiscalité des carburants.

Bon dimanche à toutes et à tous !

VL

23 février 2012

Tensions à la Réunion : la mauvaise foi de Dominque PERBEN et de l’UMP

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 18 h 56 min

Mes chers amis,

Je suis assez atterré par le communiqué rédigé par l’UMP en guise de réponse à mon souhait de voir le gouvernement se mobiliser pour apporter des réponses à la situation réunionnaise.

Selon Dominique PERBEN, que je sais capable d’être bien mieux inspiré, j’aurais eu « une attitude profondément irresponsable ». En reprenant la posture manichéenne qui semble être devenu le mode systématique de communication du candidat-président sortant et de ses partisans, il y aurait donc « d’un côté la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et, avec elle, la plupart des élus locaux qui en appellent au calme et au dialogue » et « de l’autre », je serais moi le pompier pyromane qui se délecterait de « souffler sur les braises ».

Les premiers mots du communiqué que j’ai adressé à l’AFP et aux médias réunionnais – consultable sur ce blog – étaient pourtant clairs et sans ambigüité : j’ai d’abord appelé au calme. « Le retour au calme est une nécessité absolue, car les violences, qui pénalisent d’abord les Réunionnais, ne sont en aucun cas une solution », ai-je écrit.

En me traitant d’irresponsable avec la plus parfaite mauvaise foi, comme si je n’avais, moi, pas appelé au calme, Dominique PERBEN oublie que j’ai eu à faire face à des tensions sociales en 2009 qui ont parfois dégénéré en violences. J’aurais aimé que ceux alors en charge de l’outre-mer à l’UMP et à l’Elysée appellent au calme et ne se comportent pas comme des pompiers pyromanes, authentiques ceux-là. J’aurais aimé que d’éminents élus UMP de la Guadeloupe, comme la sénatrice-maire de Basse-Terre, ne soufflent justement pas sur les braises en encourageant leurs partisans à participer aux coups de forces visant à fermer de force des commerces. J’aurais aimé trouvé Dominique PERBEN pour s’indigner de ces attitudes « profondément irresponsables »…

Je ne retire donc pas un mot de mon communiqué, qui appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités en rouvrant des négociations avec les pétroliers sur le prix des carburants et en arrêtant de ménager les intérêts des monopoles.

Je ne regrette pas non plus d’avoir relevé que la ministre de l’Outre-mer préfère se rendre en Martinique et en Guadeloupe pour la deuxième fois en moins de deux semaines plutôt que de se rendre à la Réunion où l’urgence commande d’agir.

Et je ne me priverai pas de noter que dans l’interview radiophonique que la ministre chargée de l’Outre-mer a accordée à Antenne Réunion depuis Paris, elle parle « d’apporter une réponse face au coût de la vie et avant tout, apporter une réponse au problème de l’emploi à la Réunion », sans avancer la moindre proposition. Elle évoque des « réponses concrètes », sans jamais dire lesquelles. Elle affirme simplement que « cela ne passe pas par une baisse des prix mais par la relance de l’économie et donc de l’emploi ».

Des vœux pieux en vérité qui ramènent au bilan de cinq années de Sarkozysme outre-mer : une page vierge, ou presque.

VL

22 février 2012

Tensions à La Réunion : le gouvernement doit mettre un terme au désordre par la négociation

Filed under: Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 18 h 30 min

Après la Guyane, la Guadeloupe et la Martinique où un conflit social avait éclaté en 2008 sur le prix des carburants, après Mayotte fin 2011, c’est maintenant La Réunion qui est au bord de l’explosion.

Hélas prévisibles, compte tenu de la situation économique et sociale de l’île, les violences auraient cependant pu être évitées. Or, elles donnent ces dernières heures des signes d’escalade.

Pour Victorin LUREL, responsable du pôle outre-mer de la campagne de François HOLLANDE, « le retour au calme est une nécessité absolue, car les violences, qui pénalisent d’abord les Réunionnais, ne sont en aucun cas une solution ».

« Le gouvernement doit mettre un terme à la stratégie de pourrissement qui est la sienne depuis la fin des mouvements sociaux de 2009 face à la problématique du coût de la vie dans les outre-mer », estime le député et président de la Région Guadeloupe.

« Comme s’il n’avait tiré aucune leçon des précédents mouvements, je m’étonne de l’indifférence affichée du gouvernement et, singulièrement, de la ministre de l’Outre-mer qui ne s’est toujours pas exprimée et qui, selon son agenda, prévoit de consacrer la fin de cette semaine à un nouveau déplacement en Martinique et en Guadeloupe où elle était pourtant il y a moins de 2 semaines », relève Victorin LUREL.

« La campagne électorale en cours ne saurait justifier que les ministres ne traitent plus les dossiers brûlants », déplore le député, qui rappelle que le gouvernement fixe lui-même, en liaison avec les pétroliers, le prix des carburants en outre-mer avec comme critère assumé les prix pratiqués dans l’Hexagone, alors même que le salaire moyen outre-mer est deux fois inférieur.

« Sans délai, le gouvernement doit donc mettre un terme au désordre en relançant des négociations pour faire enfin pression sur les pétroliers en monopole dont les bénéfices réalisés sur le dos des Ultramarins sont tout simplement indécents. Après avoir fait un chèque d’un montant total de 176 millions d’euros depuis 2009 aux compagnies pétrolières outre-mer, toutes filiales de Total, le gouvernement doit mener des discussions sérieuses avec ces industriels ».

« En matière de fixation des prix des carburants, une autre approche est possible outre-mer, notamment en découplant les activités de raffinage et de stockage, mais le gouvernement a jusqu’ici délibérément choisi de l’ignorer », regrette Victorin LUREL

Nicolas SARKOZY ne mentionne les outre-mer qu’à la faveur d’un gros mensonge

Filed under: Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 16 h 55 min


Suite à l’intervention du candidat président sortant au journal télévisé de France 2, Victorin LUREL, responsable du pôle outre-mer de la campagne de François HOLLANDE, constate que Nicolas SARKOZY n’aura pas eu un seul mot sur les tensions sociales qui ont dégénéré en violences à la Réunion ces dernières 24 heures, alors même que des images inquiétantes étaient diffusées dans le journal quelques instants avant sa prestation

Le député et président de la Région Guadeloupe relève, en revanche, que Nicolas SARKOZY aura mentionné les outre-mer à la faveur d’un mensonge grossier visant à prétendre qu’il a mis en œuvre des référendums durant son mandat.

Victorin LUREL tient à rappeler qu’en Martinique et en Guyane, en 2010, ce ne sont en aucun cas des référendums qui ont été organisés, mais des consultations populaires locales prévues de droit dans le cadre du processus d’évolution institutionnelle enclenchée dans ces territoires, à la demande des élus locaux. Ni l’article 11 de la Constitution, ni l’article 89, qui définissent l’exercice des référendums sous la Ve République, n’étaient en cause, d’autant plus que ces consultations n’avaient, précisément, qu’une valeur consultative.

Entre référendum et consultation locale, la confusion est impossible.

Victorin LUREL déplore donc que le candidat président sortant n’ait pas jugé opportun de s’exprimer sur la problématique du coût de la vie à la Réunion qui, en réalité, concerne l’ensemble des outre-mer. Il aurait eu en effet l’occasion de s’expliquer sur l’inertie absolue dont il aura fait preuve durant son mandat face aux monopoles, pétroliers notamment, qui sont, pour l’essentiel, la cause de la cherté de la vie outre-mer.

19 février 2012

A Marseille, la très inquiétante tournure de la campagne du président sortant

Filed under: Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 15 h 22 min


Pour le député et président de la Région Guadeloupe, Victorin LUREL, responsable du pôle outre-mer de la campagne de François HOLLANDE, le discours prononcé à Marseille par le candidat président sortant Nicolas SARKOZY révèle la tournure très inquiétante que prend d’emblée sa campagne.

« Nicolas SARKOZY, prêt à tout pour se maintenir au pouvoir, s’est livré à une présentation caricaturale et anxiogène des propositions de François HOLLANDE. Il n’a pas hésité à user de la thématique éculée de « l’anti-France » pour qualifier la dynamique qui s’est créée autour du candidat socialiste et des valeurs qu’il porte », constate Victorin LUREL.

« La droite démontre qu’elle n’a pas changé depuis 1981 : à ses yeux, la gauche n’est pas légitime pour gouverner la France, l’alternance ne peut s’envisager pour elle que comme une « effraction », pour reprendre une expression récente de Fraçois BAROIN.

« C’est une curieuse conception de la démocratie. ».

« Au terme d’un discours d’idéologue adossé aux valeurs les plus réactionnaires, Nicolas SARKOZY n’aura pas formulé la moindre proposition sur les sujets qui préoccupent les Français : le chômage, l’éducation, les services publics ou encore l’insécurité », déplore Victorin LUREL.

« Il se présente une nouvelle fois comme l’homme de la rupture qui ne peut être qu’une rupture avec lui-même, ce qui peut expliquer l’agressivité dont il fait preuve parfois. Il veut rejouer la partition de « l’homme libre » alors qu’en réalité il voudrait surtout être libéré de son bilan ».

« Page précédentePage suivante »

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons