Victorin LUREL
Le Blog du vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale

14 février 2012

Outre-mer : le vrai bilan de Nicolas SARKOZY

Filed under: — Victorin LUREL @ 11 h 45 min

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Depuis 10 ans, de Pointe-à-Pitre à Saint-Denis de La Réunion en passant par Cayenne, Fort-de-France, Mamoudzou, Papeete, Nouméa, Mata-Utu, Saint-Pierre, Saint-Martin et
Saint-Barthélemy, la droite au pouvoir propage l’idée que les outre-mers sont des zones assistées vivant au crochet de la métropole.

En 2006, le candidat Nicolas Sarkozy a même échafaudé, sur cette idée, une théorie du développement endogène qui est en réalité le prétexte à un formidable désengagement de l’état outre-mer.

Depuis 2007, le Président Nicolas Sarkozy met cette théorie en application. Les aides à l’investissement ont reculé, les allègements de charges sociales ont été réduits, les crédits destinés aux emplois aidés ont été divisés par 10, les moyens en faveur du logement social ont chuté.

Les outre-mers sont renvoyés à eux-mêmes, comme s’ils ne faisaient plus véritablement partie de la République, pour réaliser les investissements nécessaires à leur développement économique. Pour Nicolas Sarkozy, il faut « que les danseuses paient elles-mêmes leurs factures ! ».

Avec l’année des outre-mers, en 2011, les Ultramarins étaient en droit d’espérer un sursaut, un nouvel engagement de la part du Président de la République et du Gouvernement. Cela n’a pas été le cas. Au contraire, le désengagement a continué.

La droite est restée, vis-à-vis des outre-mers, dans les leurres et le semblant ! S’il ne fallait retenir qu’un chiffre du bilan de Nicolas Sarkozy pour l’outre-mer, nous retiendrons celui-ci : depuis 2002, le seul budget du ministère de l’outre-mer a connu une baisse en valeur réelle d’environ 40 %.

En 2012, les outre-mer ont rendez-vous avec leur avenir. Pour les hommes et les femmes de gauche, la République doit permettre à tous les citoyens d’accéder à un savoir, un emploi, un logement, à la santé, aux loisirs et à un environnement réservé et valorisé quels que soient leur origine et le territoire où ils vivent. Ce n’est pas encore le cas partout outre-mer, où les inégalités sont plus fortes
encore que dans l’Hexagone. C’est donc un combat pour plus d’égalité que nous mènerons outre-mer, un combat en faveur d’un développement plus solidaire.

Mais l’élection présidentielle doit avant tout permettre de redonner espoir à notre jeunesse. Le rôle de la gauche est d’offrir des perspectives d’avenir à nos jeunes et singulièrement aux jeunes ultramarins qui souffrent davantage du chômage et de
l’exclusion. Nous devrons relever le défi de l’emploi des jeunes d’outre-mer. Cela passera par la restauration de véritables outils de soutien à l’économie des outre-mers pour relancer la croissance et créer des emplois. Cela passera aussi par
des aides spécifiques.

Pour nous à gauche, les outre-mers sont au coeur de la République. Nous ne les considérons pas comme des entités périphériques et assistées qu’il faut repousser pour qu’elles ne coûtent pas trop cher !

Nous veillerons donc à ce que chaque territoire puisse valoriser son potentiel et retrouve sa juste place dans le récit collectif que nous voulons écrire. Alors que la droite a abandonné les outre-mers, la gauche veux permettre aux Français des 3 océans de croire à nouveau en l’avenir.

Une réponse à “Outre-mer : le vrai bilan de Nicolas SARKOZY”

  1. […] Pour le reste, Mme Penchard a évidemment le droit d’être candidate. Le député sortant que je suis défendra son bilan, qui est celui d’un parlementaire de l’opposition qui aura malgré tout obtenu de nombreux succès et qui aura été, je le crois, un défenseur intraitable des intérêts de la Guadeloupe. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Mme Penchard est elle aussi une sortante. Et elle n’échappera pas à son propre bilan, ni à celui de Nicolas Sarkozy. […]

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