Victorin LUREL
Le Blog du vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale

3 novembre 2011

XVIIe conférence des présidents des Régions ultrapériphériques – le discours de Victorin LUREL

Filed under: Non classé — Victorin LUREL @ 16 h 36 min


A Fort-de-France, en Martinique, se tient du 1er au 4 novembre, la XVIIe Conférence des régions ultrapériphériques d’Europe.

Vous trouverez ci-dessous le discours prononcé le 3 novembre par Victorin LUREL en tant que président du Conseil régional de la Guadeloupe lors de la session d’ouverture de la conférence des présidents des RUP.

Equipe VL

—–

Monsieur le Président de la Conférence,
Messieurs les présidents des RUP,
Mesdames et Messieurs les représentants de la commission européenne,
Mesdames et Messieurs en vos grades et qualité,

Nous sommes réunis ici, en Martinique, au moment même où l’Union européenne traverse une crise sans précédent dans son histoire. Et nous savons, tous, que notre situation de région ultrapériphérique ne nous place pas, bien au contraire, à la périphérie des nombreuses conséquences négatives de cette crise.

Les Etats auxquels nous appartenons connaissent, chacun à des degrés divers, un endettement si important qu’ils sont tous contraints de mettre en œuvre des plans de rigueur qui impliquent des réductions significatives de leurs dépenses publiques qui, selon toute vraisemblance, vont s’étaler dans le temps, en raison de la croissance pour le moins atone prévue à court et à moyen terme dans la zone euro.

Inévitablement, cette austérité et ses effets touchent déjà et toucheront encore plus fortement qu’ailleurs nos RUP, qui – pour la plupart – figurent parmi les régions les plus fragiles de l’Union.

Dans ce contexte troublé à en épuiser les superlatifs, notre statut de RUP, qui fonde une relation que j’ose qualifier de privilégiée avec l’Union européenne, apparaît plus que jamais comme le levier indispensable, qui peut permettre à nos régions de continuer, malgré la crise, à investir, à se développer, afin de remplir notre part des objectifs de la stratégie 2020 de croissance intelligente, durable et inclusive.

Car, s’il est évidemment souhaitable que nos Etats se désendettent avec célérité et que nous y prenions naturellement toute notre part, l’Europe doit absolument demeurer le moteur puissant des investissements d’avenir dans nos régions. Moteur sans lequel le chemin de l’austérité et de la rigueur se révélera être une voie suicidaire vers la récession pour nos Etats, et à plus forte raison pour nous RUP.

Il nous revient donc de continuer à travailler ensemble pour une meilleure prise en compte de notre statut de RUP. La déclaration finale, que nous allons signer dans un moment, dresse un panorama complet de nos demandes en ce sens. Je veux d’ailleurs saluer les travaux conduits sous l’autorité et la coordination de mon ami le président Serge LETCHIMY, qui aura démontré tout son dynamisme et sa hauteur de vues lors de son tour de présidence des RUP. C’est un excellent travail de qualité et je partage totalement les propos que le président LETCHIMY a tenu il y a un moment à la tribune.

Mais, je voudrais pour ma part insister sur trois points : l’insertion régionale, l’impact des accords internationaux sur nos territoires et l’earmarking.

S’agissant de l’insertion régionale, il s’agit d’un défi majeur pour toutes les RUP et une priorité communautaire depuis 2004. Nous bénéficions à cette fin du programme Interreg qui est un formidable outil permettant de valoriser nos opportunités économiques et commerciales. La Guadeloupe assure l’autorité de gestion de ce programme, mais nous rencontrons de réelles difficultés pour mener à bien des projets conjoints avec nos voisins de la Caraïbe. En dépit des nombreuses discussions menées sur ce sujet, je regrette que nous n’ayons pas progressé sur la mise en place d’un instrument financier commun aux partenaires communautaires et extracommunautaires, réunissant le FEDER et une partie du FED.

Depuis de trop nombreuses années nous faisons et refaisons le constat unanime de sa nécessité pour pallier l’impossibilité, en l’état, d’articuler ces deux fonds. Or rien dans le projet de règlement relatif à la coopération territoriale ne laisse envisager une avancée sur cette question. J’ai même le sentiment d’un recul, car les contraintes réglementaires proposées vont, à mon sens, compliquer encore davantage la mise en oeuvre d’un programme connu pour sa complexité au point de le rendre, parfois, inopérant.

Le rapport SOLBES, dont je tiens à saluer ici la qualité, invite utilement à faire preuve de pragmatisme sur cette question.

Il convient également, je le crois, d’étudier la pertinence de certains règlements et normes européennes qui s’appliquent à nos régions et qui, dans certains cas, sont des freins à leur insertion régionale.

C’est le cas de l’interdiction de l’exportation de déchets vers les pays tiers qui, aujourd’hui, empêche la mise en place d’une organisation de traitement et de valorisation, dont les unités seraient mutualisées avec des pays tiers voisins, à l’échelle des grandes zones régionales.

C’est aussi le cas des normes qui encadrent les carburants et qui nous contraignent à nous approvisionner à des prix plus élevés que l’ensemble de nos voisins de la Caraïbe.

Par ailleurs, la Commission européenne pourrait donner d’autres signes forts de sa volonté de nous accompagner dans ce chantier de l’insertion régionale en décidant, par exemple, comme je l’ai proposé au président de la Commission, d’implanter une délégation de l’Union européenne en Guadeloupe, dont la mission serait de faciliter la coopération entre les RUP et les pays tiers avoisinants. J’ai même indiqué à M. BAROSO que la Région Guadeloupe était prête à mettre à disposition les locaux pour une telle délégation de l’Union qui compléterait avantageusement l’implantation en Martinique de la représentation de la Banque européenne d’investissement.

La Guadeloupe a la volonté de construire un partenariat économique et social viable avec ses voisins, et en premier lieu avec les pays de l’OECS. J’insiste sur le critère « gagnant-gagnant » que doivent toujours respecter nos projets, même si ce critère n’implique pas systématiquement une contribution financière, en numéraire, des deux parties.

Avec l’OECS, il est obligatoire de développer par exemple le cabotage et toutes les initiatives de transport maritime pour relier nos territoires et faciliter les contacts de toutes natures. Je compte d’ailleurs travailler étroitement sur cette question avec au moins trois îles de l’OECS qui m’ont personnellement approché en ce sens : la Dominique, Montserrat, Antigue, voire peut-être Saint-Kitts. Antigue a récemment inauguré une nouvelle gare maritime co-financée par le FED et il nous apparaît naturel de rechercher ensemble les voies et les moyens de rentabiliser ce nouvel outil en proposant des dessertes, vers et au départ, de la Guadeloupe, notamment en proposant l’ouverture d’un poste maritime.

La question du transport maritime constitue en effet une passerelle vers de nouvelles opportunités commerciales et touristiques, notamment en matière de tourisme multi-destinations.

Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres encore, je renouvelle ici ma demande d’adhésion aux organisations régionales, internationales et à leurs satellites.

La deuxième question qui me préoccupe tout particulièrement est celle de l’impact des accords internationaux sur nos micro-territoires. Comme vous le savez, un accord de partenariat économique a été signé en 2008 pour refonder les relations commerciales entre l’Union européenne et les pays de la Caraïbe.

Cinq grandes catégories de mesures régissent désormais ce partenariat:
– la libéralisation progressive du commerce des marchandises ;
– le renforcement du commerce des services ;
– l’accès équitable des investisseurs du CARIFORUM et de l’UE à leurs marchés respectifs ;
– des règles de transparence et de libre-concurrence ;
– la protection des droits de propriété intellectuelle.

Or, la prise en compte des spécificités des régions ultrapériphériques de la zone dans la politique commerciale de la Commission est quasi-nulle. Il n’y a aucune évaluation systématique des effets sur nos régions des accords commerciaux qu’il revient la Commission de négocier, particulièrement grâce à des études d’impact. C’est également le cas de l’accord conclu avec le Mercosur.

Il faut, là encore, progresser significativement sur cette question, afin d’introduire davantage de réciprocité entre nos régions et les pays voisins en abaissant les barrières aussi bien tarifaires que non tarifaires.

Enfin, je veux évoquer une nouvelle fois devant vous la question de l’earmarking, afin d’attirer votre attention sur l’évolution des besoins en investissements des régions comme la mienne. Je plaide depuis plusieurs années pour que l’earmarking soit assoupli, car il nous reste de nombreuses infrastructures à réaliser pour combler nos retards de développement, notamment en matière de transports ou d’assainissement.

Mais, déjà, d’autres défis se présentent à nous. La Guadeloupe, comme la Martinique du reste, connaît une situation paradoxale qui en fait aujourd’hui l’une des régions les plus jeunes de France, et qui en fera dans 30 ans l’une des régions les plus vieillissantes.

Ce paradoxe doit nous conduire dès à présent à anticiper la principale conséquence de cette projection : la croissance exponentielle dans les prochaines années du nombre de personnes âgées et, surtout du nombre de personnes âgées dépendantes et en demande de soins. Il faudra très rapidement – et en très grand nombre – des lits d’hôpitaux, des EPAHD, des maisons de retraite, des maisons médicalisées et, plus globalement, un système performant de prise en charge.

Or, aujourd’hui, rien de tout cela n’est correctement financé par l’Etat qui – je dois le dire au passage – ne fait plus jouer autant que nécessaire le principe d’additionnalité.

Et ces investissements ne sont pas, non plus, « earmarkés » selon les critères de l’Union européenne. Pourtant, ce défi écrasant, je le dis, ne pourra pas être relevé sans un soutien fort de l’Europe. Ce soutien s’avère encore plus nécessaire dans le contexte de réduction des dépenses publiques que j’évoquais au début de mon propos et ce, d’autant plus que les banques ne jouent pas le rôle de financeurs de l’économie autant qu’il le faudrait et que nos collectivités majeures ont des ressources limitées.

Chacun doit comprendre que l’objectif de croissance intelligente, durable et inclusive de la stratégie 2020 sera beaucoup plus difficilement atteint si l’on fait peser trop fortement sur les actifs les investissements nécessaires à la prise en charge de la grande dépendance.

Le challenge est donc de pérenniser les financements européens et, pourquoi pas, d’étendre à la France l’éligibilité au Fonds de cohésion, mais spécifiquement pour ses RUP.
Je vous remercie.

21 avril 2011

Discours pour la pose de la 1ère pierre de l’usine de traitement des déchets de la Gabarre

Filed under: Discours,Non classé — Victorin LUREL @ 17 h 58 min


Chers amis,

Ce jeudi 21 avril 2011 a été posée la première pierre de la plate-forme multi-filières Gabar’belle aux Abymes en présence de la ministre chargée de l’Outre-mer.

Je mets en ligne le discours que j’ai prononcé pour l’occasion et dans lequel je rappelle tout l’engagement de la Région Guadeloupe afin que ce dossier essentiel pour notre territoire aboutisse enfin.

Je n’ignore pas les réserves que certains expriment sur ce dossier qui est loin d’être parfait. Ils manifestaient d’ailleurs aux abords du siège du SICTOM ce matin et j’ai tenu à les saluer. J’ai pu leur dire que si je respecte tout à fait leur opinion, il m’apparaît en revanche indispensable que ce projet se concrétise. La décharge actuelle est une verrue qu’il nous faut traiter pour la faire disparaître.

Rien ne serait pire que de tarder davantage.

VL

——

Madame la ministre,
Monsieur le préfet,
Monsieur le sous-préfet,
Monsieur le sénateur-président du conseil général,
Madame la député-maire du Moule,
Monsieur le député-maire des Abymes
Monsieur le président du SICTOM,
Mesdames et Messieurs les élus,
Monsieur le président de Valorgabar,
Mesdames, messieurs les représentants des services de l’Etat,
Monsieur le délégué régional de l’ADEME,
Mesdames, Messieurs,

Ce moment particulier constitue évidemment une véritable satisfaction pour moi. La pose de la première pierre de la plateforme environnementale « Gabar’belle » marque en effet, tout à la fois, un aboutissement et un commencement.

C’est un aboutissement, car c’est aujourd’hui la fin d’une longue marche, entamée des années avant mon arrivée à la tête de la Région Guadeloupe.

Pour certains, cela a pris du temps. Beaucoup de temps. Trop de temps même…

Ils n’ont sans doute pas tort. Mais je tiens à rappeler que si nous sommes là aujourd’hui, c’est la traduction concrète de la volonté politique forte et conjointe de la Région et du Département.

Jacques Gillot et moi-même, nous nous sommes engagés personnellement, par-delà les compétences strictes de nos collectivités respectives, pour doter la Guadeloupe d’une infrastructure de traitement des déchets qui lui faisait cruellement défaut.

Nous l’avons fait en ayant conscience qu’il nous revenait – à nous – de rattraper un retard accumulé bien avant, dans les années 80 et 90.

C’est pourquoi nous nous sommes rendus à Bruxelles pour obtenir une enveloppe de 52 millions d’euros de fonds européens qui n’était pas acquise, loin de là.

Le préfet Nicolas Desforges était présent à nos côtés et je tiens à lui rendre hommage en l’associant pleinement à ce moment de satisfaction partagée. Tout comme je veux rendre un hommage appuyé au préfet Jean Fabre qui nous a constamment accompagnés.

Notre engagement a été d’autant plus déterminant que nous participons au financement à la fois sur nos budgets – cela représente tout de même 8,5 millions d’euros pour la Région – et en garantissant la totalité du prêt de 50 millions consenti par la Caisse des dépôts et consignations au SICTOM.

Nous ne pouvions, je crois, nous engager davantage.

A l’heure des bilans, nous pourrons regarder le pays la tête haute, car nous aurons dit, mais surtout nous, nous aurons fait…

L’Etat nous accompagne, via l’ADEME, à hauteur de 4 millions d’euros. Je veux évidemment remercier notre ministre pour sa présence et pour cet engagement de l’Etat, même si je continue de penser, vous le savez, que ce soutien, pour un projet de 170 millions d’euros, n’est pas totalement à la hauteur des enjeux.

Aujourd’hui, nous vivons – je le disais – un aboutissement qui est aussi un commencement. Car il faut désormais conduire ce projet à son terme.

Nul n’ignore qu’il fait toujours débat et qu’il suscite encore des oppositions qui mettront dans les mois qui viennent notre volonté politique à l’épreuve.

Je peux comprendre certains arguments, mais je crois que l’urgence commande plutôt que nous nous coalisions pour réussir.

Cet équipement permettra de traiter jusqu’à 140.000 tonnes de déchets par an. Et même si la tentation est grande, on ne pourra réduire cette plate-forme multi filières à la simple étape d’incinération réservée aux déchets ultimes c’est-à-dire non valorisables.

Les déchets qui arriveront jusqu’ici seront issus de la collecte sélective et seuls les déchets ultimes que nous ne savons pas encore valoriser, seront incinérés.

L’importance du volet incinération sera relativisée dès leur que chacun d’entre nous sera devenu un citoyen responsable produisant le moins possible de déchets, que la collecte sélective sera efficace et en place sur l’ensemble du territoire, que nous trierons efficacement, que nous recyclerons suffisamment et que nous réemploierons à chaque fois que cela sera possible.

Il s’agit donc bien d’une gestion multifilière articulée autour de la prévention, du tri, du recyclage, de la valorisation organique et de la valorisation énergétique. Et non pas simplement un moyen de réduire nos volumes de déchets.

Pour la région dont vous connaissez les actions en faveur de la promotion de l’indépendance énergétique de la Guadeloupe, il est important de noter que cette unité permettra une production d’électricité de 88 millions de KWh par an, soit l’équivalent de la consommation d’énergie d’une ville comme Pointe à Pitre.

Pour tout ce qu’il reste encore à accomplir, la Région ne relâchera pas ses efforts.

Nous continuerons de peser pour que soit mise en œuvre une gouvernance efficiente par la création d’un syndicat unique pour le traitement des déchets.

En effet, une gestion efficace des déchets avec des coûts optimisés, implique une gestion globale à l’échelle du territoire. Un syndicat unique de traitement des déchets est pour nous indispensable. Nous réitérons ici notre souhait de voir ce syndicat unique créé le plus rapidement possible. J’appelle donc les collectivités concernées à avancer dans ce sens.

Je vous remercie.

28 février 2011

Au sujet du dossier « HD PIKSEL »

Filed under: Actualités,Non classé — Victorin LUREL @ 18 h 17 min


Mes chers amis,

La semaine dernière, j’ai été destinataire – comme nombre d’entre vous – d’un enregistrement vidéo qui porte à ma connaissance la situation d’un jeune porteur de projet qui a été confronté à un retard de traitement administratif qui n’est pas admissible. J’ai aussitôt demandé aux services de la Région des explications sur ce qui m’apparaît comme un dysfonctionnement manifeste et j’ai demandé que ce jeune porteur de projet soit contacté de façon à instruire très rapidement son dossier.

Comme j’ai eu à le lui écrire directement, le traitement administratif des dossiers n’est pas une science exacte et il est évidemment toujours perfectible. Chaque semaine, les services de la Région reçoivent des centaines de dossiers de toute nature qui, pour l’essentiel, sont correctement instruits dans des délais raisonnables, même si nous ne pouvons pas donner une suite favorable à toutes les demandes. Les quelques failles qui peuvent encore subsister ne doivent toutefois pas être instrumentalisées pour stigmatiser l’ensemble d’une politique qui se veut précisément efficace, réactive et particulièrement bienveillante à l’égard des jeunes porteurs de projet.

Bien que ce ne soit pas les élus qui instruisent les dossiers, car il y a des services pour cela, nous travaillons à améliorer sans cesse nos procédures. C’est pour cela que j’ai demandé à ce que soit engagée il y a deux ans, à la Région, une « démarche qualité » qui a abouti à la certification de plusieurs services régionaux par un organisme indépendant. Cette démarche suppose une évaluation permanente de notre qualité de service et des efforts constants pour l’améliorer. C’est ce à quoi nous nous attachons.

Je n’ignore pas que certains exploiteront sans scrupule ce cas qui s’est présenté à nous de façon spectaculaire. Ils le font même déjà. Pour ma part, loin de toute envie de polémiquer, j’ai demandé que ce dossier soit instruit comme il aurait dû l’être et que les dysfonctionnements constatés à cette occasion ne se reproduisent plus.

Bien à vous.

VL

24 octobre 2009

Le gouvernement persiste à assimiler le RSTA outre-mer au RSA appliqué dans l’Hexagone

Filed under: Communiqués de presse,Non classé — Victorin LUREL @ 12 h 40 min


Le député de la Guadeloupe Victorin LUREL déplore vivement qu’au terme d’un débat long – 45 mn sur un seul amendement ! – et conclu ce samedi à l’Assemblée nationale par un acte de brutalité parlementaire, le gouvernement refuse d’entendre raison en persistant à assimiler le Revenu supplémentaire temporaire d’activité (RSTA) obtenu outre-mer après les mouvements sociaux du début de l’année au Revenu de solidarité active (RSA) qui s’applique aujourd’hui uniquement en France hexagonale.

Bien que visiblement gêné par les arguments des députés socialistes, mais aussi par l’expression du trouble de certains députés de la majorité – dont l’ancien ministre de l’Outre-mer Hervé MARITON – le gouvernement a refusé de revenir sur sa décision de déduire la Prime pour l’emploi (PPE) du RSTA pour les nombreux bas salaires ultramarins qui sont aujourd’hui bénéficiaires de ces deux mesures.

En faisant du RSTA une simple déclinaison ultramarine du RSA, le gouvernement – aveuglé par sa volonté d’économiser 300 millions d’euros – prend le risque de revenir sur l’esprit des accords signés le 4 mars en oubliant que ce RSTA est une conquête du mouvement social.

Comme il n’a cessé de le répéter en séance, Victorin LUREL maintient que le RSTA constitue aujourd’hui un élément du salaire et non un revenu de solidarité incitant au retour à l’emploi comme le RSA. Il prend au mot le ministre du Budget, Eric WOERTH, qui s’est engagé à réunir le gouvernement sur cette question extrêmement sensible pour le maintien de la paix sociale en Guadeloupe outre-mer.

Lire la dépêche sur les vifs échanges entre Victorin LUREL et Eric WOERTH

19 octobre 2009

Pour défendre le pouvoir d’achat outre-mer, le gouvernement doit prendre ses responsabilités

Filed under: Communiqués de presse,Non classé — Victorin LUREL @ 14 h 36 min


Lors de la discussion cette semaine à l’Assemblée nationale du projet de loi de finances pour 2010, Victorin LUREL, député et président du conseil régional de la Guadeloupe, demande au gouvernement et à la majorité de soutenir ses amendements qui ont pour but de maintenir le pouvoir d’achat des Guadeloupéens et singulièrement des bas salaires.

Le prix du carburant ne doit pas augmenter brutalement alors même que la plupart des critiques émises par plusieurs rapports concernant l’opacité du système de fixation des prix demeurent.

Victorin LUREL se réjouit ainsi que la majorité, en commission des finances, ait accepté, à son initiative, un amendement permettant d’exclure l’application automatique de la TGAP sur les carburants outre-mer au 1er janvier, conformément au souhait de la mission parlementaire sur le prix des carburants. Il espère vivement que le gouvernement fera preuve, sur ce sujet, de la même sagesse que les députés et acceptera à son tour cet amendement de bon sens.

De même, il souhaite vivement que le gouvernement et sa majorité acceptent, par le vote de son amendement, de différer l’application de la taxe carbone outre-mer tant que le système de fixation des prix du carburant outre-mer n’aura pas été profondément modifié. A défaut, le prix à la pompe augmentera automatiquement de 4 à 5 centimes dès janvier.

Enfin, il attend du gouvernement des actes concernant l’application du RSA outre-mer comme prévu par la loi. Dans l’attente, il se battra pour que son amendement tendant à revenir sur l’imputation des sommes perçues sur le RSTA sur le montant de la prime pour l’emploi (PPE) soit adopté. Cette mesure profondément injuste n’a pour seul but que de permettre une économie de 300 millions d’euros sur trois ans pour l’Etat au détriment des bas salaires et a d’ailleurs choqué la majorité des députés, y compris de droite, lors de l’examen de l’amendement en commission des finances : le gouvernement devra s’expliquer et y remédier.

2 octobre 2009

Victorin LUREL : « Extrêmement fier d’avoir été désigné premier des socialistes pour l’élection régionale de 2010 »

Filed under: Non classé — Victorin LUREL @ 13 h 19 min

« Je suis extrêmement fier d’avoir été désigné par les militants de la Fédération guadeloupéenne du Parti socialiste pour conduire une liste de large rassemblement progressiste pour l’élection régionale de 2010.

Je mesure encore davantage l’ampleur des espoirs que je porte désormais et qui me poussent à solliciter un second mandat à la tête du Conseil régional. Je remercie tous ceux qui m’ont accordé leur confiance pour défendre une certaine idée de la Guadeloupe : solidaire et juste, tolérante et ouverte sur le monde, qui prépare la jeunesse aujourd’hui à ses responsabilités de demain et qui concilie croissance économique, progrès social et protection de l’environnement.

J’irai bientôt à la rencontre des forces politiques qui se reconnaissent dans ces ambitions pour qu’ensemble nous allions devant les Guadeloupéennes et les Guadeloupéens pour présenter le bilan de notre action depuis 2004 et les inviter à nous rejoindre dans un grand projet et dans un grand rassemblement : « Tous pour la Guadeloupe ».

Victorin LUREL

29 septembre 2009

Victorin LUREL demande l’application en outre-mer du « RSA jeunes »

Filed under: Non classé — Victorin LUREL @ 18 h 15 min


Alors que le Président de la République vient d’annoncer l’extension du RSA aux jeunes de 18 à 25 ans ayant déjà travaillé pendant au moins deux ans au cours des trois dernières années, Victorin LUREL, député et président du Conseil régional de la Guadeloupe espère que cette mesure incitative d’aide directe aux jeunes, s’appliquera dans les meilleurs délais en outre-mer.

Il rappelle en effet que le RSA, pourtant plus favorable que le RSTA, ne s’applique toujours pas dans les territoires français d’outre-mer alors que ces territoires disposent d’un grand nombre de Rmistes. Alors que cette mesure permet justement d’aider les personnes fragiles tout en les incitant au travail, il regrette vivement que l’outre-mer soit toujours exclu de ce dispositif.

A l’occasion de l’examen imminent de la première partie de la Loi de Finances pour 2010, Victorin LUREL annonce qu’il reprendre le combat afin que l’Outre-mer bénéficie dès le 1er janvier 2010 du RSA et de sa formule pour les jeunes.

15 juin 2009

Victorin LUREL récuse officiellement toute entrée au gouvernement

Filed under: Non classé — Victorin LUREL @ 15 h 55 min

Victorin LUREL dément une nouvelle fois avoir l’intention d’entrer au Gouvernement

Alors que reprennent dans plusieurs médias les rumeurs de l’entrée au gouvernement de personnalités issues de la gauche dont Victorin LUREL, député socialiste et président du Conseil régional de Guadeloupe, celui-ci tient à indiquer une nouvelle fois qu’il n’a aucune intention d’entrer au gouvernement à l’occasion d’un prochain remaniement.

Il récuse donc formellement la rumeur de son entrée au gouvernement.

« Socialiste je suis, socialiste je tiens à le rester » a-t-il déclaré.

17 décembre 2008

Les collectivités de Guadeloupe refusent l’odieux racket du Gouvernement

Filed under: Non classé — Victorin LUREL @ 17 h 20 min

Victorin LUREL, député de la Guadeloupe et des Iles du Nord, et président du Conseil régional de la Guadeloupe s’insurge contre le hold-up permanent orchestré par le gouvernement sur les finances des collectivités.

C’est avec à la fois consternation et colère que Victorin LUREL dénonce le dernier acte du travail de sape auquel se livre le Gouvernement depuis trop longtemps.
Soumis à l’examen du Sénat et d’ores et déjà adopté par l’Assemblée Nationale, un amendement nocturne sans concertation, ni discussion préalable est venu prolonger pour une durée de 3 ans le versement de l’octroi de mer acquitté en Guadeloupe au profit de la COM de Saint-Martin.

Initialement, le principe d’octroyer à Saint-Martin une partie de l’octroi de mer jusqu’au 31 décembre 2008 avait été obtenu pour assurer une meilleure transition entre les deux statuts et pour des raisons de solidarité.
Cette prolongation est tout simplement inconstitutionnelle et piétine le principe de la libre administration des collectivités. La Région Guadeloupe et les communes refusent la ponction d’une recette déjà budgétisée.

Par cette manœuvre dégradante, le gouvernement fait la démonstration éclatante de son mépris envers les collectivités et dévoile son vrai visage lorsqu’il fait la promotion de la décentralisation, de l’autonomie et du développement endogène.

Au lieu de faire jouer la solidarité nationale à l’égard de la COM de Saint-Martin qui en a grand besoin, l’Etat préfère partager la pénurie, laisser le soin à ceux qui ont déjà peu de béquiller ceux qui en ont encore moins (Boissard des Abymes finançant Marigot de Saint-Martin)

Alors qu’élus et parlementaires guadeloupéens collaborent avec ce gouvernement en toute transparence, privilégiant le dialogue et les compromis équitables, ils ne cessent de récolter le dédain et la désinvolture d’un gouvernement dont les préoccupations sont manifestement ailleurs.

Victorin LUREL qui, en tant que président de Région et député, a pourtant maintes fois témoigné de sa solidarité en faveur des Iles du Nord, refuse catégoriquement cette nouvelle tentative de racket à l’encontre du Conseil régional et des communes de Guadeloupe.

9 juillet 2007

La nomination de Patrick Karam comme délégué interministériel à l’égalité des chances est une bonne nouvelle pour les outre-mers

Filed under: Non classé — Victorin LUREL @ 18 h 00 min

Après la nomination de Patrick Karam comme délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Victorin LUREL a publié de l’assemblée nationale le communiqué suivant :

Victorin LUREL, député de la Guadeloupe, salue la nomination de Patrick KARAM comme délégué interministériel à l’égalité des chances des français d’outre-mer.

La création de cette fonction et la personnalité de son titulaire sont incontestablement des gages donnés quant à la volonté d’améliorer la situation des originaires d’outre-mer.

Victorin LUREL annonce qu’il a d’ores et déjà reçu ce jour Patrick KARAM afin de pouvoir échanger avec lui, au delà des divergences politiques, sur les dossiers prioritaires et les synergies qu’il sera possible de créer afin de lutter en commun sur des sujets aussi importants que l’effectivité de la continuité territoriale, la lutte contre les discriminations, la nécessaire visibilité du 5ème DOM, etc.

Parce que seule la création d’un front politique uni permettra de gagner des combats difficiles en faveur des français d’outre-mer, il souhaite sincèrement aider le nouveau délégué interministériel pour réussir dans ses missions en espérant que celui-ci recevra du Gouvernement les moyens de les mener à bien.

Equipe VL

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