Victorin LUREL
Le Blog du vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale

8 février 2012

A Serge LETCHIMY

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 17 h 37 min


Mon très cher Serge,
Mon cher collègue,

Tu as comblé de fierté tes compatriotes de Martinique et de Guadeloupe et, au-delà, tous ceux qui ont de l’humanisme une haute idée fondée sur une juste connaissance de l’Histoire humaine et de ses tourments.

Tu as ciselé des mots pour exprimer une colère légitime face à l’inconséquence, à la bêtise et aux calculs électoralistes. L’estime du socialiste, du parlementaire, du Guadeloupéen et de l’ami t’était déjà acquise, tu as plus que jamais celle de l’homme que je suis qui, de sa vie, a toujours défendu l’universalité des valeurs humanistes.

Ceux qui t’attaquent aujourd’hui sont indignes, tout à leur volonté d’organiser une pathétique diversion.

L’évidence de mon soutien à tes côtés en ces temps agités ne m’empêche pas de t’adresser ces quelques mots d’amitié.

Bien à toi.

Victorin

19 décembre 2011

Merci !

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 12 h 28 min

Je tiens à remercier celles et ceux qui qui m’ont adressé un petit message après l’incident de samedi après-midi au « Boulevard des artisans » à Basse-Terre au cours duquel j’ai été menacé par un individu avec un coutelas.

Ce jeune homme s’était invité à ma table et nous avions accepté qu’il déjeune avec nous. Il est par la suite devenu de plus en plus violent jusqu’à sortir une arme avant d’être maîtrisé par la police.

J’ai choisi d’être un élu accessible qui se déplace sans protection particulière. Ce n’est pas sans danger…

Bonne semaine à toutes et à tous !

VL

5 décembre 2011

Retour sur un déplacement ministériel controversé

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 12 h 01 min

Mes chers amis,

Je tiens à revenir sur la controverse qu’a suscitée le récent déplacement en Guadeloupe de la ministre de l’Apprentissage et de la formation professionnelle, Nadine MORANO, et de la ministre chargée de l’Outre-mer, Marie-Luce PENCHARD.

Oui, dix fois oui ! Mille fois oui ! Ce déplacement était en réalité une tournée électorale sur fonds publics.

Nous devions signer ensemble un contrat d’objectifs et de moyens entre l’Etat et la Région Guadeloupe pour le développement de l’apprentissage. Cette signature devait avoir lieu dans un centre de formation d’apprentis (CFA), aux Abymes, à l’issue d’une visite de l’établissement où de nombreux jeunes en formation étaient présents. La veille en Martinique, une cérémonie identique avait eu lieu, mais cette fois à l’Hôtel de la Région dirigée par mon collègue député apparenté socialiste, Serge LETCHIMY. Pourquoi cette différence ? Probablement parce que la ministre de l’Outre-mer, par ailleurs conseillère régionale, voulait à tout prix éviter de se rendre dans une enceinte où elle n’a mis les pieds qu’une seule fois depuis mars 2010…

Pour autant, je n’ai pas souhaité faire de polémique. Je suis connu pour ma franchise, mais je suis d’abord un républicain conséquent. Quand l’Etat signe une convention avec la Région que je dirige, et plus encore lorsqu’il s’agit de l’avenir de nos jeunes, je considère que les joutes politiques doivent être mises en sourdine. Au CFA du Raizet, devant des jeunes à la fois inquiets et attentifs, nous ne devions pas, selon moi, conforter la mauvaise image que beaucoup d’entre eux ont de la politique. C’est pourquoi, tout au long de la cérémonie, et en particulier dans mon discours, je me suis attaché à valoriser l’effort commun que l’Etat et la Région réalisaient là, ensemble, pour les jeunes.

A l’évidence, Nadine MORANO et Marie-Luce PENCHARD n’étaient pas venues dans cet esprit. Je l’ai compris progressivement. D’abord aux citations multiples du nom du chef de l’Etat qui tenaient davantage du matraquage que du message subliminal. Ensuite aux allusions grossières et fort caricaturales à des propositions du parti socialiste et du candidat socialiste à l’élection présidentielle. Puis, à l’insistance de la ministre de l’Apprentissage à critiquer l’obsolescence du CFA et à en imputer, à tort, la responsabilité à la Région Guadeloupe qui n’en est pas propriétaire. Egalement à son acharnement devant l’assistance et les médias à évoquer un contrat d’objectifs et de moyens doté seulement de 5,8 millions alors qu’avec l’engagement à parité de la Région la dotation atteint en réalité le double (11,6 millions d’euros sur 5 ans). Et, enfin, à LA « petite phrase » que cette spécialiste du genre semblait ravie d’avoir trouvée à mes dépens.

Oui, j’ai bien dit dans mon discours, s’agissant précisément de la possibilité offerte à des apprentis de se préparer à affronter le monde du travail en étant formé pendant un an au sein de leur établissement d’apprentissage, que la loi CHERPION était une « bonne loi », quand bien même je ne l’avais pas votée à l’instar de l’ensemble du groupe socialiste.

Bien évidemment, si j’avais dû prendre le temps de rentrer dans les détails, je lui aurais dit que malgré plusieurs dispositions intéressantes, fruits pour certaines de la concertation avec les partenaires sociaux, cette loi organise le dévoiement de l’apprentissage. En ouvrant l’apprentissage aux employeurs saisonniers et à l’intérim – ce qui permet de porter le contrat d’intérim à trente-six mois – avec la possibilité d’enchaîner jusqu’à quatre ans de contrats de professionnalisation, et surtout avec la possibilité de signer un contrat d’apprentissage avant quinze ans, c’est-à-dire dès quatorze ans, cette loi a remis en cause l’obligation scolaire jusqu’à seize ans.

Oui, j’aurais pu profiter de cette cérémonie pour reprendre, en substance, ce qu’à juste raison mes collègues députés ont défendu lors du débat parlementaire de juillet dernier. Je lui aurais dit que cette politique n’est pas la mienne. Mais, si je l’avais fait, la ministre m’aurait très certainement accusé de faire de la polémique politicienne. Or, je le maintiens, ce n’était ni le lieu, ni le moment de redire tout cela. La réunion de militants UMP du soir même à Baie-Mahault, prévue dans le programme des deux ministres, aurait dû suffire à leur besoin irrépressible d’en découdre.

Ce vendredi, Nadine MORANO nous a rappelé à quel point le sarkozysme n’est décidément pas une pensée de la complexité et qu’il ne s’embarrasse d’aucune nuance, surtout pas à quelques mois d’une élection présidentielle où il devra rendre des comptes sur son bilan calamiteux.

Victorin LUREL

6 novembre 2011

Sur la violence et l’insécurité

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 23 h 37 min


Mes chers amis,

Ce lundi, se réunit sous ma présidence le Congrès des élus départementaux et régionaux sur la violence et l’insécurité.

Un bien mauvais hasard fait coïncider ce temps fort de notre vie politique avec, précisément, une série de crimes perpétrés ce week-end.

Je suis évidemment choqué et atterré par ces violences et, je peux même dire par cette ultra-violence. Ce sont des crimes de sang, par armes à feu ou par armes blanches, dont au moins l’un d’entre eux, à Gosier, s’est déroulé dans la sphère familiale avec la mort d’une jeune femme, poignardée à mort par son ex-compagnon.

Ainsi, nous avons là en un week-end, en un simple week-end, un échantillon somme toute assez complet des faits de violence qui rythment notre quotidien depuis trop longtemps.

Je suis donc choqué et triste pour les nombreuses familles plongées dans ces drames. Mais en tant que responsable politique, je ne peux pas me résigner à la banalisation de tels actes.

C’est pourquoi, dès ma prise de présidence du Congrès des élus départementaux et régionaux le 1er juillet, j’ai décidé de donner une suite favorable au souhait de l’Association des maires de tenir un Congrès sur la violence et l’insécurité.

Ce qui s’est passé ce weekend, ce qui se passe depuis de longs mois, est en tout cas la preuve que ce Congrès est pleinement justifié. Nous sommes en effet là au cœur des préoccupations des Guadeloupéens. Toutes les études d’opinion le prouvent.

Bien sûr, j’ai entendu le chœur de ceux qui estiment que ce Congrès ne devrait pas se tenir.

J’ai reçu un courrier du préfet, qui a d’ailleurs choisi d’organiser, à la hâte, une contre-réunion sur le plan séisme ce lundi même.

J’ai entendu les déclarations d’un groupe politique et de certains élus de droite qui tiennent ensemble le même discours que le représentant de l’Etat sur la pseudo illégalité de ce Congrès.

J’ai aussi entendu les propos parfaitement injurieux et diffamatoires à mon égard venant d’un élu connu pour ses excès.

Visiblement, donc, ce Congrès gêne. Il dérange. Et pourtant, il se tiendra.

Car, depuis 2004, nous avons fait du Congrès une instance qui se saisit de tous les sujets qui concernent la Guadeloupe et dont, par conséquent, les élus départementaux, régionaux, les maires et les parlementaires doivent se saisir. Nous avions traité en 2005 de l’immigration, en 2006 de l’emploi et du développement économique, du Schéma d’aménagement régional en 2009 et j’en passe… Cette question de la compétence du Congrès est à mes yeux tranchée.

De plus, nous sommes dans une phase de réflexion sur le Projet guadeloupéen de société que certains ont visiblement fait le choix de cantonner à ses dimensions institutionnelles ou économiques. Pour ma part, je considère qu’aucun projet de société ne peut faire l’impasse sur les dimensions sociétales des problématiques qui se posent à nous.

Ce lundi, nous allons traiter de la violence et de l’insécurité. En décembre, nous débattrons de la santé et de l’alimentation. Et nous débattrons aussi, avant la fin de l’année, des institutions.

Je laisse donc les outrances à ceux qui passent leur temps à critiquer, à vociférer et à insulter. Pour ma part, je travaille.

Bonne nuit.

VL

13 octobre 2011

Et l’on reparle de la proposition de loi « sucres »… en marge de l’examen du texte sur le bisphénol A

Filed under: Actualités,Discours — Victorin LUREL @ 9 h 56 min


Chers amis,

Dans son explication de vote sur son texte relatif au bisphénol A que le Parlement a finalement adopté, le député Gérard BAPT est revenu d’un mot sur le rejet, mardi, de la proposition de loi socialiste sur la régulation des taux de sucres outre-mer.

Je remercie mon collègue et je publie le compte rendu de son intervention. Je vous invite à en prendre connaissance. Particulièrement la fin…

VL

————–
M. le président. La parole est à M. Gérard Bapt.

M. Gérard Bapt. Je suis finalement heureux, monsieur le président, que vous me donniez la parole en dernier puisque je viens d’entendre que le groupe UMP votera la proposition de loi.

(…) Ce vote favorable du groupe UMP tranche avec la position que, ces dernières années, le Gouvernement, singulièrement Mme Roselyne Bachelot-Narquin,a adoptée sur la question du bisphénol et, plus largement, sur celle des perturbateurs endocriniens.

(…) Interrogée à plusieurs reprises non seulement depuis les bancs socialistes, mais également depuis ceux du Nouveau Centre, Mme la ministre avait en effet déclaré le 31 mars 2009 : « Les études fiables existent. Elles concluent en l’état actuel des connaissances scientifiques à l’innocuité des biberons au bisphénol A. »

Certes, une initiative parlementaire d’origine sénatoriale avait déjà permis à l’Assemblée d’interdire les biberons au bisphénol A, mais il n’en restait pas moins que 80 % de l’absorption de cette substance par le jeune enfant ou par la mère était due à l’alimentation en général et non au seul biberon. Voilà pourquoi l’extension à tous les conditionnements alimentaires de la suspension de la commercialisation des produits contenant du bisphénol A est une bonne chose.

Je le souligne d’autant plus que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation a, eu égard à l’autisme et à l’immobilisme des agences sanitaires tant nationales qu’européennes, opéré une double révolution interne en ce qui concerne les perturbateurs endocriniens.

La première a été de prendre en considération l’ensemble des études scientifiques et pas seulement celles diligentées par l’industrie qui, on le sait, dispose des moyens de réaliser des études selon les bonnes pratiques des laboratoires… Je pense notamment aux études académiques menées par l’INRA de Toulouse qui, en première mondiale, a montré, d’une part, que le bisphénol migrait au travers de la peau et, d’autre part, qu’il altérait la paroi intestinale. Toutes ces études sont enfin prises en compte et il faut en rendre hommage à l’ANSES, la nouvelle agence qui a résulté de la fusion de l’AFSSA et de l’AFSSET.

La seconde révolution culturelle a été de comprendre que la dose ne faisait plus le poison : les effets sanitaires des perturbateurs endocriniens, même à des doses infinitésimales, sont observés non seulement chez l’animal de façon expérimentale, mais désormais chez l’homme. Je citerai à cet égard une étude publique publiée par l’INSERM Grenoble et Rennes, avec le soutien d’une équipe basée à Atlanta, qui a porté sur le poids à la naissance des enfants en corrélation avec la présence de bisphénol dans le sang de la mère parturiente : ce poids dépend aujourd’hui – sachant qu’un petit poids à la naissance est un facteur de risque d’obésité – de l’ingestion ou non par la mère de bisphénol.

Le groupe Nouveau Centre a d’ailleurs eu raison de citer également le cas des phtalates puisque cette même étude met en évidence ce qui avait été montré expérimentalement chez l’animal, à savoir une augmentation de la prévalence des dysgénésies sexuelles à la naissance lorsque la mère parturiente est imprégnée par les phtalates.

Voilà pourquoi nous nous réjouissons que notre proposition de loi soit adoptée et ne subisse pas le même sort que celle de Victorin Lurel hier. J’ai en effet appris que, si le ministre de la santé était enclin à adopter cette proposition de loi visant l’ajout de sucres dans les boissons outre-mer, c’est Mme Penchard, ministre chargée de l’outre-mer, qui, pour des raisons de politique guadeloupéenne, a fait de son rejet un oukase. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.– Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

Il est heureux que l’intérêt général l’emporte aujourd’hui et qu’enfin le bisphénol soit interdit dès le 1er janvier 2014 dans tous les contenants alimentaires. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

7 septembre 2011

Réunion publique avec François Hollande à Paris XVIIIe le 12 septembre

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 12 h 42 min

Chers amis,

Comme vous le savez, j’ai décidé de m’engager aux côtés de François HOLLANDE dans la campagne des primaires citoyennes de la gauche afin que celui-ci soit le candidat du Parti socialiste et de ses alliés à la prochaine élection présidentielle.

C’est la première fois qu’un tel processus démocratique de désignation d’un candidat a lieu dans notre pays. Chacun d’entre vous, s’il le souhaite, peut y participer en allant voter les 9 et 16 octobre prochain pour le candidat qu’il souhaite voir concourir au nom du Parti socialiste et de la gauche (vous trouverez toutes les informations nécessaires, et notamment votre bureau de vote, sur www.lesprimairescitoyennes.fr).

Dans la perspective de ce vote, j’ai le plaisir de vous inviter au prochain grand meeting parisien de François HOLLANDE auquel je participerai qui aura lieu le lundi 12 septembre à 19h au Trianon (80 Boulevard de Rochechouart- Paris 18ème ; M° ANVERS) : ce sera l’occasion, pour lui comme pour moi, de vous exposer nos priorités pour les outre-mers.

En espérant avoir le plaisir de vous revoir lundi.

Victorin LUREL

29 juin 2011

Une pensée pour notre ami Thierry DOL et pour les autres otages français détenus dans le monde

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 12 h 29 min


Je me réjouis évidemment de la libération des journalistes de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, et de leur interprète Reza Din, enlevés en Afghanistan le 30 décembre 2009.

Je m’associe naturellement à la joie de leur famille et de leurs collègues et je tiens à féliciter l’action du Gouvernement et de tous ceux qui ont œuvré pour cette libération.

Mais j’ai aussi une pensée particulière pour les autres otages français détenus dans le monde et en particulier pour le Martiniquais Thierry DOL, détenu au Niger.

VL

14 juin 2011

Loi de finances rectificative : quelques victoires parlementaires malgré tout

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 7 h 27 min

Mes chers amis,

L’examen du projet de loi de finances rectificative 2011 s’est achevé samedi au petit matin après une ultime séance nocturne qui aura duré plus de 9 heures. Le vote solennel est prévu ce mardi et le gouvernement fera adopter son collectif budgétaire sans difficulté. Plusieurs choses sont à retenir.

1) La fin programmée du bouclier fiscal Il aura donc fallu près de 4 ans pour que le gouvernement et sa majorité admettent enfin que ce « marqueur idéologique », cet « engagement emblématique du candidat Sarkozy », « cette promesse tenue par le chef de l’Etat dès les premières semaines du quinquennat », avait profondément choqué les citoyens. Et pourtant, il y a à peine plus d’un an, croix de bois, croix de fer, il n’était pas question de revenir sur le bouclier fiscal. Le chef de l’Etat lui-même défendait avec verve le bouclier fiscal, laissant entendre qu’il ne reviendrait jamais dessus. Las ! Le bouclier fiscal qui devait être l’illustration du réformisme et du volontarisme de Nicolas Sarkozy a fini par devenir le symbole de l’injustice de sa politique fiscale.

Et même dans sa belle mort – programmée non pas pour cette année, précisons-le, mais pour 2013 – il restera ce symbole car en abrogeant d’une main le bouclier, le gouvernement a allégé de l’autre l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour nombre de contribuables. En relevant le seuil de déclenchement de l’ISF de 800.000 euros de patrimoine à 1,3 million d’euros, ce sont 300.000 contribuables qui ne paieront plus cet impôt. Mais pire, la réforme votée par la majorité réduit de 370.000 euros en moyenne l’imposition des 1.900 foyers qui ont un patrimoine supérieur à 17 millions d’euros. Dans le contexte actuel de crise économique, sociale et morale, n’y avait-il pas de réforme plus urgent à mener ?

2) Le logement social outre-mer épargné par le rabot gouvernemental. Sur les problématiques spécifiquement ultramarines, il faut saluer l’engagement tenu par le ministre du Budget, François BAROIN, qui a porté un amendement excluant le logement social outre-mer des nouvelles restrictions décidées par le gouvernement sur les mécanismes incitatifs à l’investissement comme la défiscalisation. Un décret paru à la mi-mai incluait en effet le logement social outre-mer dans les secteurs visés par le coup de rabot. J’avais eu l’occasion de m’en émouvoir publiquement et c’est à ma demande insistante que le gouvernement a finalement revu sa copie dans le bon sens. Ce nouveau coup de rabot, s’il avait été appliqué, aurait porté un coup fatal à un dispositif qui demeure de toute façon très imparfait si l’on s’en tient à l’estimation de son coût passé de 110 millions d’euros en 2009 à 20 millions d’euros en 2010. Finalement, il n’y a guère que la ministre de l’Outre-mer pour penser que tout va pour le mieux dans ce secteur…

3) Le Fonds d’investissement de proximité des outre-mers sera créé. C’est là une authentique victoire parlementaire et je me réjouis d’avoir pu convaincre l’Assemblée nationale de voter, contre l’avis du gouvernement, l’amendement que j’ai défendu au nom de mes collègues du groupe SRC. Grâce à cet amendement, les résidents fiscaux ultramarins pourront investir leur épargne – via le FIP DOM – dans des entreprises ultramarines en bénéficiant d’une réduction à hauteur de 50% de la somme investie. Cette mesure, que j’avais proposée avec d’autres lors des Etats généraux de l’Outre-mer, figurait parmi les engagements du chef de l’Etat lors du Conseil interministériel de l’Outre-mer de novembre 2009. Mais elle avait été oubliée par le gouvernement. Un oubli fâcheux, car elle répond précisément à la problématique du financement des entreprises dans les outre-mers, où les banques sont particulièrement frileuses, et elle complète utilement les dispositifs existants. En effet, le dispositif Girardin dit « industriel » permet de financer les investissements des entreprises, tandis que les allègements de charges sociales sont en quelque sorte une aide à l’exploitation. Or, ce qui fait défaut à nos PME ce sont des fonds propres solides. Il y aura donc bien un FIP DOM et je ne peux m’empêcher de trouver singulier et, pour tout dire, croquignolet d’avoir dû, moi député socialiste, déposer un amendement pour qu’un engagement de Nicolas Sarkozy soit respecté, et tout cela avec un avis défavorable du gouvernement… Comprenne qui pourra, l’essentiel est en tout cas acquis.

VL

9 juin 2011

Une proposition de loi pour mieux lutter contre l’obésité et les pathologies cardio-vasculaires

Filed under: Actualités — Victorin LUREL @ 13 h 13 min

Chers amis,

Je vous annonce que j’ai déposé au nom du groupe Socialistes, républicains et citoyens une proposition de loi qui doit permettre de renforcer la lutte contre l’obésité dans les outre-mers. C’est en effet une priorité majeure de santé publique.

De nombreuses études le montrent : l’obésité est en forte augmentation dans les régions d’outre-mer. Ainsi, 14 % des enfants Guadeloupéens de 5 à 14 ans souffrent de surpoids (31,7 % des adultes), tandis que 8,9 % des enfants et 23 % des adultes guadeloupéens souffrent d’obésité. Dans l’Hexagone, l’obésité bien qu’en augmentation ne concerne pourtant que 16% des adultes.

Or il se trouve que des comparatifs réalisés en Guadeloupe montrent qu’un yaourt de type et de marque identiques contient 15,8 grammes de glucides en France Hexagonale, contre 20 grammes en Guadeloupe. Un autre contient 17,3 grammes de glucides en France Hexagonale, contre 23 grammes en Guadeloupe.

Ces différences font qu’un enfant guadeloupéen qui consomme un yaourt par jour contenant 4 grammes de sucre supplémentaire en moyenne par rapport à un enfant de l’Hexagone, absorbe 16 Kcalories par jour de plus, ce qui sur un an conduit à une prise de poids supplémentaire pouvant aller jusqu’à 1 kilogramme, soit 10 kilos en 10 ans.

Cette pratique est inadmissible et injustifiable. J’ai donc rédigé une proposition de loi qui vise à interdire aux industriels de l’agroalimentaire de distribuer des produits dont la concentration en sucre est supérieure à celle du même produit de même marque vendu en France hexagonale.

Je propose en outre que certains sodas exclusivement distribués dans les outre-mers au taux de sucre manifestement excessif mais non indiqué sur l’emballage, soient encadrés par un arrêté du ministère de la Santé fixant un taux de sucre maximal.

VL

12 avril 2011

Le projet socialiste pour les Outre-mers et les critiques de l’UMP

Filed under: Actualités,Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 17 h 03 min

Chers amis,
Faisons connaître le projet !
Le projet socialiste pour 2012 – en téléchargement ici – a logiquement subi le feu des critiques de la droite. L’une des critiques les plus outrancières a concerné la partie consacrée aux outre-mers, par la voix d’une « conseillère politique » de l’UMP qui est par ailleurs la ministre chargée de l’Outre-mer et aussi, j’ose à peine le dire compte tenu de son assiduité, conseillère régionale de la Guadeloupe.

Pour elle, notre projet pour les outre-mers se résumerait à une « page blanche ». Comme je l’explique dans le communiqué suivant, elle a dû confondre avec son bilan…

VL

La « page blanche » ce n’est pas le projet socialiste pour 2012 dans les outre-mers, c’est le bilan de la ministre de l’Outre-mer

Victorin LUREL, député socialiste de la Guadeloupe, invite la ministre chargée de l’Outre-mer, Marie-Luce PENCHARD, à une lecture plus attentive et moins outrancière du projet des socialistes pour 2012 qui comporte – page 42 – une vraie partie sur l’outre-mer, et de la contribution élaborée par les parlementaires et responsables socialistes de tous les outre-mers.

« En troquant ses habits de ministre qui se prétend impartiale pour ceux plus étriqués de « conseillère politique » de l’UMP, Marie-Luce PENCHARD a vu une « page blanche » qui est en réalité son bilan au ministère de l’Outre-mer, et non le projet des socialistes pour les outre-mers », estime le député de la Guadeloupe.

Victorin LUREL rappelle qu’une contribution au projet signée par l’ensemble des parlementaires et responsables fédéraux socialistes de tout l’Outre-mer a été versée au débat il y a plusieurs semaines pour enrichir le projet socialiste. Cette contribution, signée par ailleurs par des nombreux responsables nationaux (Jean-Marc AYRAULT, Jean-Pierre BEL, Bruno LEROUX, Bernard LESTERLIN, François PUPPONI, Jean-Jack QUEYRANNE, Alain ROUSSET, Manuel VALLS) permettra d’alimenter le débat lors du « Forum des idées » consacré spécialement aux outre-mers à Paris le 27 avril prochain. « N’en déplaise à la ministre qui voudrait maîtriser notre agenda », souligne Victorin LUREL.

« Marie-Luce PENCHARD a bien tort d’évoquer la paille du passé avec le programme commun des années 70. Elle porte aujourd’hui la poutre du passif d’une droite au pouvoir depuis 2002 qui a abandonné l’ambition d’instaurer l’égalité réelle dans les outre-mers et qui dissimule derrière des réformes institutionnelles le vide abyssal de ses propositions économiques et sociales », affirme le député de la Guadeloupe qui n’a pas de leçon à recevoir d’une responsable d’un parti qui n’hésite pas, notamment lors des dernières élections cantonales, à pactiser avec tous les partisans du largage.

Le cartiérisme outre-mer, c’est l’UMP qui le met consciencieusement et systématiquement en œuvre depuis déjà de longues années.

« Page précédentePage suivante »

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons