Victorin LUREL
Le Blog du vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale

18 avril 2012

A 3 jours du 1er tour, Nicolas SARKOZY bricole un programme pour les outre-mers

Filed under: Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 11 h 25 min


A seulement 3 jours du 1er tour de l’élection présidentielle qui débute samedi dans les outre-mers, le candidat-président sortant consent enfin à formuler des propositions spécifiques pour les outre-mers. Mais le caractère fort tardif de ces nouvelles promesses en dit long sur le peu de considération qu’ont Nicolas SARKOZY et l’UMP pour les outre-mers. Désintérêt qui, d’ailleurs, trouve sans doute ici une explication…

L’envoi de ces courriers est d’ailleurs si tardif qu’ils ne pourront être, pour une bonne part, distribués outre-mer après la clôture de la campagne officielle prévue jeudi soir dans certaines régions ultramarines qui votent dès samedi (Polynésie, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Pierre et Miquelon).

Dans ces courriers envoyés précipitamment depuis Paris, celui qui aura évité tout autre déplacement dans les outre-mers que celui effectué durant 12 heures à la Réunion début avril s’échine à défendre un bilan que tous les ultramarins jugent à juste titre catastrophique, en particulier sur les grands sujets que sont la lutte contre la vie chère, l’emploi, l’éducation et la lutte contre les insécurités.

En cinq ans de présidence SARKOZY, les prix des produits de première nécessité ont explosé sans qu’aucune mesure concrète de régulation n’ait été prise après les crises sociales de 2009 aux Antilles Guyane, de 2011 à Mayotte et de 2012 à la Réunion.

En cinq ans de présidence SARKOZY, le chômage outre-mer a augmenté de 37% et même de 49% pour les jeunes de moins de 25 ans !

En cinq ans de présidence SARKOZY, l’école a été sacrifiée avec des réductions de postes très pénalisantes, en particulier au primaire, avec pour conséquence une explosion de l’illettrisme et du nombre de jeunes sortant du système scolaire sans diplôme ni qualification.

En cinq ans de présidence SARKOZY, le bilan en matière d’insécurité est tout aussi accablant puisque la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane caracolent toujours en tête des départements les plus touchés par la délinquance.

En outre, Nicolas SARKOZY n’hésite pas à proférer de gros mensonges en réaffirmant que l’effort budgétaire de l’Etat pour les outre-mers a augmenté, alors qu’il est en baisse de 3%, soit 390 millions d’euros, entre 2007 et 2012. Il en est de même quand il affirme qu’il n’a pas cassé le mécanisme de défiscalisation en faveur du photovoltaïque. Il va jusqu’à faire figurer dans son bilan la reconstruction du CHU de Pointe-à-Pitre, alors même que ce projet n’en est même pas au stade du permis de construire !

Mais, plus choquant encore, sont les propositions que formule Nicolas SARKOZY dans ses adresses à l’Outre-mer.

Elles sont pour une part des mesures que le président sortant, son gouvernement et sa majorité se sont évertués à combattre durant 5 ans, comme l’évolution des normes du carburant ou encore la continuité territoriale en matière de transport aérien au départ de la Métropole.

Pour une autre part, il s’agit tout simplement de mesures pillées effrontément dans le programme de François HOLLANDE comme les injonctions structurelles en matière de régulation de la concurrence.

Cinq ans après son élection, Nicolas SARKOZY revendique en somme l’exact contraire de la politique qu’il a menée. Les électeurs ultramarins ne seront pas dupes et feront confiance au seul candidat qui porte un projet cohérent et une vraie ambition pour les outre-mers : François HOLLANDE.

Une réponse à “A 3 jours du 1er tour, Nicolas SARKOZY bricole un programme pour les outre-mers”

  1. dolto dit :

    l’Appel au député LUREL ( peut être futur ministre de Holland ) à l’émergenc?e d’une nouvelle région appelé Confédérat?ion des pays de MADIKERA /GUYANE .
    L’autonomie et encore plus l’indépendance font peur aux Guadeloupéens et cela pour encore longtemps . C’est dans ce contexte que le projet guadeloupéen initié par les assemblés patine et risque de sombrer dans les oubliettes .

    J’APPELLE DE MES VOEUX à la création d’une nouvelle région MADIKERA -GUYANE d’abord régie par l’article 73 c’est à dire dans le droit commun , puis aprés une période probatoire de 10 ans création d’une confédération autonome Antillo – guayanaise comme Saint barthélémy régie PAR L’ARTICLE 74 sous statut de PTOM , région autonome associé à la France ayant drapeau commun ( symbole des 3 personnages gravées sur les roches caraibes sur fond bleu blanc rouge autour d’un baobab Africain ) hymne à inventer à partir de la culture antillo – guyanaise et francaise .
    Création d’une commission exécutive tournante chargé de gérer les affaires de la confédération et siégeant à la Martinique .
    Création d’un parlement ( chambre des députés ) siégeant à la Guadeloupe
    Création d’un sénat et conseil économique siégeant à la Guyane

    Cette confédération disposera de l’autonomie fiscale et sera territoire associé à l’Europe du type PTOM et disposera de la plus large autonomie dans tous les domaines à l’exeption des pouvoirs régaliens qui resteront du domaine de la france .La nationalité demeura celle de la République Française .

    Compte tenu du contexte culturel particulier des DFA , le processus d’autonomie est subordonné à une intégration régionale préalable ( plus rassurante ) acceptée par les populations des antilles guyane

    Certes échec des nombreuses tentatives de l’union politique des pays de la caraibe , mais tout de même réussite de l’intégration économique et sociale et surtout sportive .

    Pour saisir la teneur potentielle de la création d’une région autonome des antilles – guyane, il est nécessaire d’apporter quelques éléments sur les expériences de coopération et de fédération qui ont eu lieu dans le passé. Les modalités et les objectifs des regroupements antérieurs sont divers selon les groupes de pays composant la caraibe.

    C’est vrai que l’union politique a échoué et il risque d’en être de même pour les antilles – guyane en raison de certains particularismes locaux héritage de l’ére colonial ( Le corollaire de cette assimilation sans restriction(ou presque) a été de les isoler de façon marquée du reste de l’espace caribée ), mais force est de constater que les expériences de coopération et d’intégration économique , social et sportif donnent de bons résultats , alors nous devons commencer par là en maintenant l’identité politique propre à chaque pays ( 3 collectivités autonome sur le plan politique à échéance de 10 ans sous statut de PTOM ) mais en privilégiant dés à présent par la création d’une grande région la coopération économique , sociale et sportive qui serait plus tard de la compétence exclusive de la confédération, et ce tout comme en Europe , on a commencé la construction européenne par la communauté économique DU CHARBON ET DE L’ACIER et ensuite l’AGRICULTURE ;
    L’objectif est de diminuer les coûts de gestion et de
    fonctionnement des 3 départements et de réaliser des économies d’échelles dans certains secteurs à l’image de l’ université antilles – guyane .

    En dépit des échecs pourquoi ne pas imaginer de nouvelles tentatives , sachant que même l’Europe politique n’a jamais vu le jour en dépit de nombreuses avancées dans l’intégration ?

    L’angleterre a tenté de confédérer les territoires de la Caraïbe, du Honduras britannique à

    la Guyana et de la Jamaïque aux Petites Antilles. Jusqu’au début des

    années 1960 ces tentatives d’intégration avaient pour teneur l’union

    politique. Il s’agissait de la Fédération des Iles sous le Vent (1674-

    1798), suivie d’une nouvelle Fédération des mêmes îles de 1871 à

    1956 puis de la Fédération des Iles au Vent et de la Barbade (1833-

    1885). On peut aussi mentionner la brève Fédération des Indes

    Occidentales de 1958 à 1962 et son alter ego dans les petites îles : la

    Fédération des Petites Antilles (1962-1965). Après l’échec de ces

    expériences d’union politique, l’accession à l’indépendance de la

    majorité des îles et territoires conjuguée aux théories

    développementalistes des hommes politiques et des économistes

    antillais fit émerger de nouvelles institutions ayant pour objectif

    l’intégration économique et sociale. Après divers tâtonnements, deux

    d’entre elles fonctionnent aujourd’hui; il s’agit de l’OECS depuis

    1981 et de la CARICOM depuis 1973 . Cette dernière

    regroupe l’ensemble des États anglophones à l’exception des territoires

    dépendants qui lui sont diversement associés.

    La fédération des Antilles néerlandaises affronte, depuis le retrait

    d’Aruba (1986), de sérieux problèmes économiques qui remettent en

    cause le bien fondé de son union politique vieille de 200 ans. Le

    retour en force des particularismes rend plus nécessaire encore

    l’existence d’une solide base économique pour construire une

    fédération politique notamment en milieu insulaire caractérisé par la

    fragmentation territoriale des diverses entités constituant le groupe.

    Enfin, pour la communauté hispanophone du bassin Caraïbe , les choses sont différentes car ces pays sont indépendants de longue date. L’expérience de l’intégration régionale est bien réelle

    pour les pays d’Amérique Centrale (à l’exception du Panama) qui sont

    regroupés au sein du Marché Commun d’Amérique Centrale (MCAC)

    depuis 1960. La constitution récente (1992) du Groupe des Trois, qui

    encadre géographiquement le MCAC, témoigne de la volonté du Vénézuela et de la Colombie

    de se tourner davantage vers le « nord » que vers le « sud » via le Pacte Andin

    Il est certain que la potentialité du marché nord-américain est pour l’instant plus porteuse de

    débouchés économiques pour le Vénézuela et la Colombie que les

    pays andins. Ces deux pays préparent donc leur insertion future dans l’ALENA ou pour le moins renforcent leur capacité de négociation en vue de cette intégration.

    Faire face aux oppositions des chefferies locales et aux nationalismes !

    V.Lurel estime dans une interview aux nouvelles semaines que la grande région Antilles-Guyane, est un « projet pharaonique », qui ne va pas dans le sens de l’histoire….A mon sens il a tort , car le seul projet pharaonique est celui du mémorial act …..( cout de 50 millions d’euro ).sur lequel il n’a toujours pas reculé ni renoncé en dépit des multiples critiques sur le caractére fallacieux d’un tel projet dispendieux en cette période de crise aigue des finances de l’état et des collectivités !

    L’Etat annonce le gel des do­tations aux collectivités et un plan de rigueur sans doute pour faire face à la crise, mais il est clair que l’Etat se désengage de plus en plus au niveau des collectivités locales et plus particulièrement dans nos régions, la région autonome Madikera -Guyane peut être plus forte pour négocier avec l’Etat ou l’Europe et surtout la caraibe , aussi les arguments de Lurel ne résiste pas à l’analyse.

    V.Lurel. : Il n’est pas du tout question de « super-Région ». Cette idée a germé il y a des années et il y a eu, un temps, des velléités de la concrétiser. Mais, cela a été abandonné en 1972. Aujourd’hui, je ne pense pas que cela aille dans le sens clé l’Histoire, ni que cela soit attendu par nos peuples. Nous sommes à la fois plus modestes et. plus ambitieux. Plus modestes parce que nous ne voulons pas nous lancer dans un projet pharao­nique qui, d’ail­leurs, cristalliserait des oppositions farouches. Mais nous sommes aussi plus ambitieux, parce que nous voulons travailler concrètement dès mainte­nant ( sous entendu dans le droit commun ).

    Petit rappel à l’usage de tous ceux qui me lisent :

    Une consultation avait été en effet organisée en 1971 par le gouvernement de l’époque, en vue de recueillir les avis des départements d’outre-mer sur la régionalisation qu’ils souhaitaient.
    Mais devant la divergence des avis des trois départements Antillo-Guyanais, le gouvernement a repris sa liberté de choix et a donc institué ce statut de région monodépartementale.

    Les propositions faites par les conseils généraux de la Guadeloupe ,de la Guyane et de la Martinique se résumaient ainsi :
    . la Guadeloupe s’était prononcée pour une région monodépartementale,
    . la Martinique avait opté pour la grande région Antilles-Guyane,
    . la Guyane avait rejeté à la fois la formule de région monodépartementale et celle de grande région Antilles-Guyane, pour se prononcer en faveur de l’autonomie.

    Tout ceci démontre les oppositions qui risquent de se faire jour à la création d’une région autonome des antilles guyane , mais j’en suis persuadé cette idée fera son chemin sous la pression de la crise et de l’accentuation de la mondialisation condamnant les peuples à mettre de côté le nationalisme étroit pour se regrouper sans perdre leur identité nationale en grands ensembles viables sur le plan économique et social .

    DOLTO

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